Le Bonheur de Voyager

J’ai 26 ans, pas de diplôme et je parcours le monde

28 juin 2018 16 Commentaires

C’est toujours curieux la petite tempête d’émotions qui m’envahit lorsqu’on me questionne sur mon domaine d’études et sur ma profession. C’est que je n’ai pas grand-chose à répondre, outre que je n’ai pas de diplôme professionnel parce que je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire comme carrière… Encore aujourd’hui, je n’ai pas réussi à mettre le doigt sur ce travail auquel je me verrais dédier ma vie. Je ne m’en porte pas mal pour autant. Même que ma vision de ce concept a complètement changé ! La plupart des gens ont comme idée préconçue qu’il est très difficile, voir impossible, de réussir sa vie sans diplôme et sans la promesse d’un travail payant. Je crois que c’est complètement faux. Je travaille en moyenne 6 mois par année et j’ai de quoi vivre et voyager pour les 6 mois suivants. Je suis heureuse de cette façon et c’est tout ce qui compte. Trop de gens ont de grosses sommes d’argent mais un manque à combler en eux, à un tout autre niveau. Trop de gens se réveillent chaque matin et entreprennent machinalement une routine qui ne les rends pas heureux. Si tu lis actuellement ces lignes et que tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire dans la vie, laisse-moi te rassurer, il y a de l’espoir ! Voici ma petite histoire…

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Petite, j’adorais l’école. Tellement, que le tout premier métier que j’ai envisagé de faire, ça a été professeure. Au primaire, j’attendais la fin des cours pour me faufiler dans le local où les bacs de recyclages étaient alignés. J’y plongeais à la recherche de copies d’exercices vierges à faire à la maison, en plus de mes véritables devoirs. J’adorais également la lecture. Je passais des heures à la bibliothèque de ma ville, mon rêve étant alors de passer au travers de tous les ouvrages qui s’y trouvaient.

Mes études au secondaire (collège) se sont bien déroulées. Mes notes étaient dans la moyenne et, excepté pour les mathématiques, je m’en sortais plutôt bien. Pourtant, plus le temps avançait et plus je n’arrivais pas à mettre le doigt sur le métier que je voulais faire dans la vie. Même les cours d’orientation de carrière ne m’éclairaient pas. Comme j’ai toujours eu une âme d’artiste, j’ai finalement opté pour un cours général en Arts visuels au cégep (lycée). Sauf que plus les jours passaient et plus je n’en voyais ni la pertinence, ni un débouché qui me plaisait. Après 2 sessions, j’ai décidé de tout arrêter et de me trouver un boulot à temps plein dans la boulangerie d’un supermarché. Je pouvais y mettre ma créativité à l’oeuvre en mettant la main à la pâte et mes collègues étaient super agréables ! Quelques semaines avant d’y célébrer ma deuxième année en tant qu’employée, j’ai donné ma démission et me suis envolée sur un coup de tête pour l’Australie, avec un aller-simple et mes maigres économies de 1 700$ canadiens.

J’avais alors 21 ans. Je suivais sur les réseaux sociaux l’évolution de la plupart de mes anciens compagnons d’école qui enchaînaient diplômes et universités, la grande majorité ayant trouvé leur voie. J’étais heureuse pour eux mais aucunement envieuse ; la vie à laquelle je goûtais était palpitante ! Certains d’entre-eux devaient être dans le même cas que moi et ne pas savoir ce qui les faisaient vibrer, car je les voyais passer plusieurs mois sur les bancs d’école à tourner en rond et changer plusieurs fois de domaine. Je me disais que j’avais bien fait de partir voyager plutôt que de perdre mon temps et mon argent.

Le voyage au long court est vite devenu une nécessité pour moi. Sauf que pour voyager, tout le monde vous le dira, ça prend de l’argent ! J’ai donc trouvé la solution parfaite à mon problème : les programmes vacances-travail. En Australie tout d’abord, puis une année en France et une autre en Nouvelle-Zélande. Quand je revenais au Québec entre-temps, j’optais pour des boulots saisonniers.

Mes boulots des 5 dernières années

De cette façon, j’ai travaillé 7 mois en tant que serveuse dans un café/restaurant/boulangerie à Cairns en Australie. Je louais une chambre dans une maison commune appartenant à une auberge de jeunesse et je profitais de mes journées de congés pour explorer la ville et les environs ou pour aller plonger dans la Grande Barrière de Corail. J’ai perfectionné la langue anglaise comme jamais auparavant. C’était excitant de me rendre au travail chaque jour et de penser que j’étais à des kilomètres de la maison, je me sentais libre et tellement chanceuse d’avoir la chance de vivre une telle expérience ! J’ai ensuite pu visiter l’Australie, passer 3 semaines à Bali et 1 semaine à Hawaï.

L’année suivante, j’ai travaillé 7 mois en tant que vendeuse dans une boulangerie du 16ème arrondissement de Paris. Moi qui n’avais jamais pris le train et le métro dans la vie parce que ça me stressait trop, j’ai dû combattre ma peur et m’habituer à ma petite routine parisienne de 2 heures de transports chaque jour. Je suis vite tombée amoureuse de la ville Lumière. J’étais fébrile chaque matin en empruntant la ligne 6 du métro, car je savais qu’entre les stations Bir Hakeim et Passy, j’observerais une fois de plus la jolie Tour Eiffel. Puis, le temps des fêtes est arrivé et j’ai troqué mon boulot de vendeuse en boulangerie pour celui de vendeuse de produits d’érable et de poutines aux marchés de noël avec une belle gang de québécois ! Une expérience que j’ai tellement aimée que je l’ai répété les deux années suivantes. Grâce à cette opportunité, j’ai également découvert le merveilleux monde des foires en Europe. J’ai profité de mes passages en France pour faire des roadtrips et pour visiter les pays avoisinants comme l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et le Maroc.

Puis, vint le tour de la Nouvelle-Zélande. J’y ai travaillé 6 mois en tant que serveuse/barista/femme de chambre dans un hôtel à National Park, un petit village au cœur du Tongariro National Park. Vous savez, le Mount Doom dans le seigneur des Anneaux ? Et bien, c’était le volcan que je voyais depuis la fenêtre de ma chambre ! Mes jours de congés étaient réservés à explorer ce magnifique terrain de jeu. En une demie-année, mon copain et moi avons réussi à mettre suffisamment d’argent de côté pour se faire un roadtrip de 5 semaines sur l’île du Sud, passer 3 semaines aux îles Fidji, 2 semaines au Vanuatu, 3 semaines en Nouvelle-Calédonie, payer nos billets pour retourner au Québec et y vivre les 5 mois suivants.

Durant les cinq dernières années, je revenais parfois au Québec au printemps pour travailler chez un marchand de glace pour la période estivale. C’est toujours le conseil que je donne aux gens qui m’envient de pouvoir autant voyager : se trouver un boulot saisonnier ! Pas besoin de se sentir mal pour en démissionner puisque c’est seulement une partie de l’année. Ça permet également de mettre assez de sous de côté pour ensuite partir en voyage !

Voyager sans diplôme, c’est possible… et facile !

On met tellement l’accent sur le métier des gens. Et ça commence dès l’enfance ! On bombarde les jeunes en leur demandant ce qu’ils veulent faire dans la vie, alors qu’ils ne connaissent même pas encore ce qui les passionne, ni même toutes les responsabilités qui viennent avec une vie d’adulte. En grandissant, on interroge les gens sur leur boulot mais également sur leurs études. Pour quoi faire ? En quoi le degré d’études d’une personne va la rendre meilleure ou non qu’une autre et plus ou moins heureuse que nous ? On a beaucoup trop souvent le jugement facile… Et si, plutôt que de demander aux autres ce qu’ils veulent faire dans la vie, on les questionnait plutôt sur ce qui les rend heureux dans la vie ? Et si on se concentrait sur les sentiments plutôt que le matériel ? On aurait probablement des discussions beaucoup plus profondes, beaucoup plus signifiantes.

Comme vous voyez, les dernières années de ma vie ont été parsemées de boulots temporaires et de voyages. Je ne me verrais tellement pas installé avec un travail définitif, toute l’année. La stabilité ? Ce n’est pas pour moi ! Du moins, pas pour le moment. Et c’est très bien comme ça ! Quand je porte un regard sur les cinq dernières années de ma vie, je suis heureuse du chemin parcouru. Heureuse de cette voie beaucoup moins empruntée que j’ai prise, innocemment au départ, sans trop savoir ce qui m’attendait. J’ai le contrôle sur ma vie, la liberté de pouvoir vivre les aventures dont j’ai envie et tout ça me rend confiante pour le futur. J’ai eu la chance de travailler avec des gens de nationalités tellement diverses, j’ai tissé des amitiés aux quatre coins du globe et j’ai énormément appris sur moi-même grâce à mes expériences de travail à l’international. J’ai souvent, par le passé, écouté les gens de mon entourage critiquer mon mode de vie mais aujourd’hui, plus rien ne m’atteint : je suis heureuse et c’est tout ce qui compte !

Ce ne sont ni le nombre d’années passées sur les bancs d’écoles, ni les diplômes qui définissent une personne. Parfois, le chemin le moins emprunté se trouve à être la plus belle chose qui nous soit arrivée ! J’espère vous avoir inspiré et motivé à suivre votre voie et vos rêves, que vous ayez en vos mains un bout de papier attestant vos études ou non. Réussir sa vie sans diplôme n’est pas impossible. N’oubliez jamais que peu importe vos choix et vos décisions, l’important dans la vie, c’est d’être heureux !

 

Claudia Trudeau

Ils disent que nous avons tous une mission à réaliser ici-bas... J'ai décidé que la mienne serait d'inspirer et de conscientiser les gens grâce à mes écrits, que ce soit sur cette grande passion pour les voyages qui, à 26 ans, m'a portée dans plus de 21 pays, ou encore pour encourager les gens à changer positivement leurs habitudes de vie, tout ça dans le but de vivre dans un monde meilleur, en étant HEUREUX et en propageant L'AMOUR autour de nous ♥ Bon voyage au cœur de mon univers ! Claudia xx ✉ claudia@lebonheurdevoyager.com

16 Commentaires

  1. Répondre

    Najia betroji

    29 juin 2018

    Bravo ma belle tu as fait le bon choix. Moi à ton âge j était obligée d’interrompre mon premier voyage pour retourner a la université pour finir mon diplôme. Je le regrette jusqu’à maintenant.

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      5 juillet 2018

      Coucou Najia !
      J’espère que tu te reprendras et que tu repartiras en voyage pour parcourir notre belle planète après tes études !
      Bonne continuation !! 🙂

  2. Répondre

    Mimelia

    29 juin 2018

    Je me retrouve dans une partie de ton récit, la petite nerd qui s’ajoutait des devoirs pour le plaisir, passait son temps à la bibliothèque et galérait avec les maths. J’ai eu mon diplôme et même un autre après car contrairement à toi je savais ce que je voulais faire. Et puis j’ai débuté dans ce domaine et … aucun regret, j’ai adoré cette période de ma vie, mais j’ai évolué en m’expatriant (pas très loin, de la Belgique à la France, mais tout de même) et je ne prenais plus plaisir à évoluer dans ce monde là (le journalisme). Me voilà bossant dans la vente, à croiser des tas de gens chaque jour, rencontrer des collègues d’univers différents et super chouettes, en train de préparer une nouvelle expatriation (qui est plus compliquée que prévue du coup c’est dur mais bon, ça en vaudra la peine je suis sûre …) avec des rêves plein la tête, des espoirs, des envies. Et je te rejoins totalement sur l’aspect que non, le plus important chez quelqu’un ce n’est pas les études qu’il a fait ou le métier qu’il exerce. Et franchement ça m’énerve qu’on réduise souvent les gens à ça. Moi l’autre jour un gars me disait que j’aurais dû continuer dans le journalisme et que j’avais fait une erreur de bosser dans la vente, sans même me connaître ni savoir pourquoi j’avais fait ce choix. Juste parce que ça sonne mieux de dire « Je suis journaliste » que « Je suis vendeuse ». C’est vrai que des fois c’est difficile de s’en foutre complètement de ce que les gens pensent, mais ce serait tellement mieux si on parlait plutôt de ce qui nous fait vibrer et nous rend heureux … ♥ Tu es un bel exemple de réussite et du fameux « quand on veut on peut » 😀 On devrait montrer ce genre de parcours aux journées d’orientation à l’école, pour dire aux jeunes qu’un gros diplôme n’est pas la seule voie qui existe (surtout que maintenant à Bac +18 tu as toujours 50% de chances de te retrouver longtemps au chômage …)

  3. Répondre

    Caroline

    29 juin 2018

    Très beau témoignage !
    Je suis admirative de ton parcours et de tout ces beaux voyages que tu as fait !
    Je suis bien d’accord avec toi sur le fait que les études ne nous définissent pas.
    Je préfère avoir une « jobinette » et être heureuse de pouvoir voyager quand l’envie me prends également !

  4. Répondre

    Gen euh

    30 juin 2018

    Merci pour cet article !

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      30 juin 2018

      💙 Ça fait plaisir ! Tant mieux s’il t’a inspiré 🙂

  5. Répondre

    Clément Mrn

    30 juin 2018

    Sur le fond c’est un beau message, mais l’idéaliser à l’extrême comme tu l’as fait ça pousse pas à y croire au contraire.. j’ai essayé, ça coute très cher, et ce que tu décris me semble littéralement impossible. « En une demie-année, mon copain et moi avons réussi à mettre suffisamment d’argent de côté pour se faire un roadtrip de 5 semaines sur l’île du Sud, passer 3 semaines aux îles Fidji, 2 semaines au Vanuatu, 3 semaines en Nouvelle-Calédonie, payer nos billets pour retourner au Québec et y vivre les 5 mois suivants. » Si c’est vrai alors je t’en supplie donne moi ton secret pour gagner une fortune en 6 mois en tant que serveuse. Tout le reste c’est pareil.

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      30 juin 2018

      Salut !
      Ce que tu me dis être ‘littéralement impossible’ ne l’est pourtant pas, autrement je n’aurais pas écrit ça 😉
      Ces 6 mois de travail, ils étaient dans un hôtel au milieu d’un parc national avec rien à faire dans le village (sauf un bar, mais on n’est pas très bar). Donc quand on terminait nos semaines de boulot qui, parfois, pouvait aller jusqu’à 70 heures/semaine, nos seules dépenses étaient notre épicerie et notre loyer. Calcule-le comme tu veux, mais en 6 mois, c’est possible de se mettre une bonne petite somme de côté !
      Après tout est dans la façon de voyager et de consommer qui est propre à chacun.
      Bonne route à toi 🙂

  6. Répondre

    Lisa

    30 juin 2018

    Coucou Mademoiselle voyage , je suis exactement comme toi sa fait 25 jours que je me suis installé a la Réunion pour changer de vie et pareil que toi j’ai jamais su quoi faire de ma vie . Je suis pareil que toi moi j’ai un bac pro et 1 ans et demie après le bac dans l’animation car oui je suis animatrice en hôtel club et sa c’est le feu pour bouger rencontrer plein de monde comme contrat saisonnier donc pareil j’ économise un peu et après je voyage et c’est trop top.
    Je t’encourage a continuer les voyages c’est la vie pour moi , je comprend pas les gens qui n’ose pas bref c’est un autre sujet mais c’est top 🙂
    Je te souhaite plein de bonne chose si tu passe par la réunion écris moi 🙂

  7. Répondre

    Flora - Supertramp on the road

    30 juin 2018

    Mais c’est totalement moi cet article :).
    C’est tellement pesant cett question « tu as fais quoi comme études?/c’est quoi ton domaine? » et toi tu réponds limite mal à l’aise, « bah.. rien, je fais des petits boulots pour voyager », la réaction des gens est toujours plutot drole 🙂

  8. Répondre

    Aurore

    1 juillet 2018

    Tu as tellement raison, bravo pour ce très bel article. Au final, tu auras vu et appris bien plus sur toi-même et sur le monde en voyageant que la plupart des gens avec un diplôme. On est pas tous obligé de rentrer dans des cases, l’essentiel est d’être heureux 🙂

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      5 juillet 2018

      Mercii beaucoup Aurore !! 🙂
      Le bonheur est une des plus grandes richesses de nos jours !
      Bonne route à toi ! 🙂

  9. Répondre

    Bertille

    1 juillet 2018

    Un super témoignage, bravo ! On se met bcp de barrières dans la vie, le comprendre et passer au delà est la clé pour vivre à fonds 😊
    Moi je suis partie en Espagne à 19 ans, sans parler la langue, etquand internet n’en était qu’à ses débuts😆 et j’ai enchaîné les déménagements en parallèle des études et de jobs : Angleterre, Canada et depuis 6 ans les USA. Parcours atypique, des postes différents avec pour seule ligne conductrice les langues et l’étranger… cheminement de 15 ans environ pour me lancer et créer récemment une entreprise alliant la passion du tourisme et de la nature avec une agence de visites guidées insolites en Floride… tout est possible dans la vie 😉 belle continuation !

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      5 juillet 2018

      Wowww quel beau parcours inspirant !!! Merci beaucoup pour ton partage 🙂 !
      Bonne continuation à toi également et bon succès dans ta nouvelle entreprise !
      Si j’y retourne, je vais penser à toi 🙂 !!

  10. Répondre

    Stéphanie

    1 septembre 2018

    Merci pour ton article ! C’est un sujet qui chaque fois, m’interpelle. J’ai aujourd’hui 37 ans, et aussi incroyable que cela puisse être, quand je me pose la question sur ce que j’aimerais vraiment faire, je n’arrive pas à répondre. C’est l’histoire de ma vie depuis de nombreuses années ! 🙂 Probablement que trop de choses m’intéressent et que ça me déprime de devoir en choisir une seule. Je suis une instable avec toujours cette envie d’apprendre, de découvrir. Enfin, de mon côté, j’ai des diplômes et même si je n’ai pas de regrets sur mes choix, je cherche toujours ma voie 🙂

    • Répondre

      Claudia Trudeau

      5 septembre 2018

      Coucou Stéphanie !
      Merci à toi d’avoir pris le temps de commenter mon article ! C’est intéressant de lire qu’il n’y a pas d’âge pour chercher sa voie. La stabilité c’est pas trop mon truc, je me dis qu’on a qu’une seule vie à vivre et tant d’opportunités et d’expériences à expérimenter ! Je te souhaite de trouver ta voie… ou de continuer à être heureuse et épanouie en continuant d’être instable hihi 🙂

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